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IMGP2303

Solidaires Sud emploi avait appelé à participer massivement à la mobilisation nationale des missions locales le 23 juin. Une délégation de notre syndicat était présente au Champ de Mars à Paris. Au nom du pluralisme, elle a donc demandé à l'intersyndicale dite "représentative" d'intervenir, même brièvement (voir ci-dessous), ce qui lui a été refusé. Ce déni de démocratie est manifeste.  La décision a en réalité été prise par un "haut responsable" du SYNAMI-CFDT, grand ordonnateur des "festivités" de ce rassemblement... Solidaires Sud emploi déplore fortement cette décision qui s'apparente à une forme de sectarisme. Alors que l'ensemble des organisations syndicales a contribué à la réussite de cette mobilisation, il est pour le moins fâcheux qu'elles n'aient pas pu toutes s'exprimer alors que le droit d'expression a été attribué au représentant du syndicat des employeurs : l'Union nationale des missions locales (UNML). Cet épisode démontre clairement l'ambiguïté des relations sociales de certaines organisations syndicales censées représenter les salarié-e-s du réseau. Des organisations qui sont tout de même responsables d'une perte de pouvoir d'achat de plus de 8 % depuis la mise en place de la CCN.

Solidaires Sud emploi poursuivra son engagement aux cotés des salarié-e-s pour défendre leurs revendications sans compromission. Il oeuvrera à instaurer un rapport de forces favorable aux salarié-e-s dans les années qui viennent.

Ci-dessous le lien avec l'album photo du rassemblement :

http://pole.sud.emploi.rhonealpes.over-blog.com/album-1903462.html

et la brève déclaration censurée :

"Bonjour à toutes et tous,

Je m’exprime au nom du syndicat Solidaires Sud Emploi, implanté récemment dans le réseau des missions locales. D’emblée, il nous a paru évident de nous joindre à ce mouvement unitaire pour manifester contre les décisions du gouvernement. Aujourd’hui, les personnels de l’AFPA, des GRETA et des CIO sont également dans la rue. L’ensemble le service public de l’orientation, de la formation professionnelle, de l’insertion et de l’emploi est attaqué.

 Nous sommes très nombreux-ses aujourd’hui et c’est une grande satisfaction de voir les personnels des missions locales aussi mobilisés après tant d’années de remises en cause de nos missions et de réformes successives qui ont transformé la nature même de notre travail en direction des jeunes. Les dernières mobilisations significatives remontent aux années 1993/94 lors de la loi quinquennale pour l’emploi et le transfert de la formation professionnelle des jeunes aux régions. Depuis tout ce temps, nous nous sommes adaptés vaille que vaille bien que nos conditions de travail n’aient cessé de se dégrader.

Notre mobilisation démontre : ô combien la coupe est pleine ! Ô combien le ras-le-bol est manifeste ! ô combien notre exaspération est grande ! Aujourd’hui, nous voulons signifier que nous relevons la tête et que nous sommes très déterminés pour obtenir satisfaction.

En effet, l’heure est grave pour le réseau et notre mobilisation ne devra pas rester sans lendemain car nous connaissons la détermination du gouvernement Sarkozy/Fillon qui n’a de cesse de s’attaquer et de démanteler les services publics.

Outre la dictature de l’évaluation qui s’est imposée inéluctablement et, qui a profondément transformé notre travail, ce pouvoir a voulu mettre en concurrence le réseau avec des officines privées (alors que l’IGAS constate que ce réseau ne coûte pas cher en rapport avec le service rendu). Malgré les piètres résultats de ces entreprises privées, le gouvernement reconduit le Contrat d’autonomie et la sous-traitance. Pour ce gouvernement, l’accompagnement des jeunes importe peu, il s’agit avant tout de casser le service public pour pouvoir le transférer progressivement au secteur privé. Ces décisions correspondent à une vision profondément idéologique. Seule une mobilisation d’ampleur et unitaire de l’ensemble du service public de l’emploi pourra le faire reculer.

Mais plus globalement, cette attitude du gouvernement pose la question de la place des jeunes dans notre société. Des jeunes sans ressources, sans avenir, etc. Que leur offre t-on ? Rien. Depuis des décennies, les jeunes sont sacrifiés dans notre pays et l’absence de politiques publiques est patente.

Toutes ces décisions seraient dictées par la nécessité de réduire les dépenses de l’Etat et de mieux faire avec moins d’argent. Mais de qui se moque t-on ?

Ce ne sont pas les jeunes et les personnels de l’insertion qui sont responsables de la crise financière et de ses conséquences économiques, ce sont les banquiers et les spéculateurs qui l’ont provoquée. Les politiques d’austérité que l’on veut nous imposer ne vont absolument pas régler la question de l’emploi. Bien au contraire ! la situation de l’emploi va continuer à se dégrader.

Nous sommes ici aujourd’hui pour exiger : le retrait de la circulaire sur la CPO et des moyens suffisants pour exercer notre travail au service des jeunes que nous voulons continuer à « accompagner » dans de bonnes conditions. Solidaires Sud emploi revendique le maintien du financement du millier de postes créé dans le cadre du plan de relance et la requalification en CDI de l’ensemble des postes en CDI. En effet, comment peut-on travailler dans l’insertion avec un statut précaire ?

Solidaires Sud Emploi revendique des moyens humains et financiers associés à un véritable service public.

Pour la suite de l’action, nous appelons à l’unité syndicale la plus large de l’ensemble du service public de l’orientation, de la formation professionnelle, de l’insertion et de l’emploi pour faire reculer ce gouvernement."

Tag(s) : #Missions locales

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