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CCE du 13 Avril 2011   sud emploi

 

Les points normalement prévus à l’ordre du jour étaient :

  1. Information en vue d’une consultation sur REPERE (schéma directeur des implantations et plus encore…)
  2. Information en vue d’une consultation sur OCEAN. (applicatif de contrôle qualité)
  3. Information en vue d’une consultation sur GOA.(applicatif de gestion des flux)
  4. Information sur ODIGO.(nouvelle plateforme de débordement téléphonie entreprises )

Pour bien comprendre l’ambiance qui règne dans le dialogue asocial de Pôle Emploi, il faut savoir que tous ces points ont été demandés unilatéralement par les élus, la DG n’estimant pas nécessaire de consulter son CCE pour ces sujets pourtant ô combien impactants sur la vie quotidienne des équipes…

L’ordre du jour du CCE a commencé à être abordé aux alentours de…14h30. Le DG, absent, était représenté par Mr Rashid. Comme toujours, l’actualité sous toutes ses formes a fait irruption dans les débats, et puisqu’il n’y a aucun autre lieu où l’évoquer, les élus sont intervenus toute la matinée sur des points divers et variés :

 

Dévolution des biens de l’ADASA : Cette demande (soutenue par CGT, SNAP, CFTC et SUD) de traiter la dévolution des biens de l’ex Adasa en CCE, traîne depuis l’AG de dissolution en mars 2010 ! Au final, on obtiendra (non sans mal !) la mise au vote d’une motion pour demander le convocation d’un CCE extraordinaire : motion rejetée par une majorité d’élus : 10 contre =3 CFDT, 2 CGC, 1 Unsa, 4 FO

9 Pour = 4 snu, 1 sud, 3 cgt 1 snap / 1 Abst =1 CFTC

Suivant le courrier des liquidateurs, la dévolution des biens immobiliers devrait être présentée aux CE…

Luttes en Languedoc et PACA : Soutien exprimé par toutes les OS aux agents en lutte en Languedoc. Pour Sud , nous ajoutons la lutte en PACA en demandant que le courrier de l’intersyndicale envoyé aux sénateurs cette semaine soit annexé au PV de ce CCE.

« Gestion » du personnel (si on peut dire !) : Plusieurs OS ont fait remonter des faits graves et des méthodes de plus en plus brutales dans les RH :

1/ mise à pied d’une collègue CDD en Guyane avec courrier de convocation à un entretien préalable de rupture anticipée du contrat pour faute grave. Les motifs ne paraissent pas professionnels…Il y aurait un cas similaire en Rhone Alpes. On ne discute plus, on flingue !

2/ Refus de formation EID : Retrait de trentièmes en Picardie pour 2 agents + procédure disciplinaire en Auvergne. Le président du CCE lit une note juridique précise sur cette question selon laquelle l’EID est une modalité de respect des missions dévolues à PE. « L’EID ne préjuge en rien de la classification des emplois » (ben voyons). « La participation aux formations EID constitue une obligation de service et si des agents refusent il y aura des mesures « statutaires » : retenue de salaires pour service non fait et procédure disciplinaire ». Il restera inflexible sur cette interprétation et se contentera à chaque fois de répondre en relisant ou reformulant cet argumentaire.

Plus globalement, et en-dehors de ces cas précis, on se rend compte que tout conflit, tout refus, toute rébellion est aussitôt « criminalisée » par la DG. :

- L’envahissement du CCE par les élus de l’Ile-de-France en Mars ? « Intolérable », « des personnes qui n’étaient pas invitées » (ben évidemment, c’est un envahissement !)

- L’occupation de la DR Languedoc Roussillon par des personnels en grève ? « Ce ne sont pas des méthodes de dialogue social normales », « Il est normal de faire évacuer pour la sécurité du personnel »

 

Et encore plus globalement, en externe, nous avons décrit le contexte actuel autour de PE que nous estimons devenir nauséabond, avec des relents d’égouts et de caniveau à l’approche des élections 2012 : Discours présidentiel d’Issoire insistant sur le contrôle, les sanctions, l’application stricte de l’ORE…Demandes de suppression du RSA. Encore une fois, revient la stigmatisation des chômeurs, seuls responsables de leur situation, fraudeurs en puissance, fainéants en exercice…

POINT 1 (et seul point abordé…) : REPERE

Dans un premier temps, nous avons eu droit à la lecture d’un loooong Power-Point sur le sujet, soporifique (sans doute à dessein), et décrivant le merveilleux monde des Bisounours dans lequel la DG voudrait vivre au quotidien…

Mais il y aurait danger à s’endormir sur REPERE…

Pour la DG il ne s’agit pas d’un nouveau corpus mais du « recueil d’un ensemble de règles déjà en vigueur ! » La mise en œuvre sera « progressive »

Sauf que REPERE est un dossier extraordinairement complexe, qui mêle schéma d’implantation territoriale, schéma immobilier, organisation des sites, management, ressources humaines…On y parle autant maillage territorial, que taille des agences, « gouvernance » (beurk, le nouveau mot à la mode à PE !), délivrance des services.

Sauf que REPERE a déjà été présenté dans certaines régions aux CE et à l’encadrement, et ce pour justifier des disparitions de sites, des suppressions de postes, des « mutations » plus ou moins consenties pour parvenir à la cible préconisée…

Sur l’implantation territoriale, on distingue :

- Les agences de proximité : Effectif  total : Entre 15 et 70 agents (taille optimale 40 agents) ! On y fait tout, elles peuvent avoir des « Relais Pôle Emploi » (entre 7 et 15 agents), des visioguichets, des permanences. On y parle d’accessibilité aux services de PE pour les DE, MAIS la DG précise que « accessibilité ne veut pas que dire proximité mais lisibilité ! » et que « Personnalisation ne veut pas dire conseiller personnel » (sic)

- Les agences spécialisées : Elles peuvent être thématiques (cadres, spectacle), ou A2S (CVE, PFV, EOS…). On en trouverait une par DT, voir plusieurs dans les grandes agglomérations  (faut pas habiter à la montagne, être TH et avoir besoin de voir un psycho de l’EOS !), leur effectif est compris entre 15 et 70 agents aussi.

- Les plateformes de production : Non, ce n’est pas là qu’on produit des chômeurs… Mais des prestations, ou du téléphone (3949, 3995), ou des traitements centralisés (dossiers, courrier…). Implantation régionale de préférence, effectif de + de 10 agents.

Pour les mille et une questions que soulève ce chapitre, nous n’avons pas de réponses, rien que des banalités affligeantes de la part de la direction…

Sur l’organisation des activités :

Tout est bien balisé (« chaque agent effectue des tâches couvrant l’ensemble de l’emploi sur lequel il est positionné ») … sauf que les négociations sur les métiers et les classifications sont toujours en cours. Les actes métiers sont détaillés, chacun à sa place et une place pour chaque chose. Pas question de déborder, les exécutants marnent en bas et les chefs contrôlent. Avec quels moyens ? Ben euh…

Sur le management :

Là, encore, tout est « procéduré », écrit, balisé…caporalisé ? C’est là qu’on peut lire que le REP « mène les entretiens professionnels annuels des agents composant son équipe et propose au directeur toute décision individuelle de nature à refléter la contribution de chacun de ces agents au bon fonctionnement et à la performance de l’équipe » Charmant, non ? Sachant que l’Entretien Professionnel Annuel –EPA-  n’est encore pas présenté au CCE…

Pas grave, le REP « suit l’activité de chacun des agents placés sous sa responsabilité en mobilisant les leviers à sa disposition (contrôle interne, démarche qualité, entretiens réguliers, etc.) »

On en passe et des meilleures.

A la fois flou (combien de sites ? quelles échéances ? quels effectifs réels ?) et très contraignant (chaîne managériale rigide, contrôle permanent), ce document va structurer notre vie professionnelle en profondeur. Ce n’est pas anodin !

Nous avons obtenu la poursuite des débats en CCE ( le 16 mai) avec l’engagement du bout des lèvres de la DG de prendre en compte les suggestions de modifications des élus du personnel ! CHICHE ?!

En attendant, si vous êtes perdus, désorientés, Si vous manquez de points de REPERE…                                      PASSEZ AU SUD

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